Édifice religieux · Agnetz (Oise)

Eglise Saint-Léger — Agnetz

Moyen ÂgeRenaissanceXXe siècle📍 Position confirmée
Photo : Pierre Poschadel · CC BY-SA 3.0

Elle s'appelait Notre-Dame de Bonne-Garde. Chaque 25 mars, un pèlerinage montait jusqu'à elle. En février 1974, quelqu'un l'a prise dans sa niche.

Le pillage avait commencé dix ans plus tôt, sur un panneau de bois. Le 29 novembre 1964, on découpe dans le vieux retable le fragment où deux apôtres prient. Puis c'est Ponce Pilate qui part, avec son trône à quatre marches. Le panneau de sainte Anne disparaît lui aussi, presque entier.

Presque. Il en reste le quart de gauche, toujours en place dans la crédence, à droite. On y voit saint Joachim debout, tourné vers ce qui n'est plus là : sa femme couchée dans un lit à baldaquin, et la servante qui chauffait des linges devant la grande cheminée. Le mari est resté. La scène est partie.

La Vierge dorée, celle qu'on appelait aussi la Vierge aux raisins, est partie la dernière. Elle occupait la niche du retable de la chapelle de la Vierge — un meuble que l'église tenait du couvent des Cordeliers de Notre-Dame-de-la-Garde, à trois kilomètres de là, en forêt de Hez. Le mot garde était dans le nom du meuble et dans celui de la statue. Rien n'a été gardé.

Aucune source ne signale son retour. Il n'y a plus de prêtre à Agnetz : la messe s'y dit une fois par mois environ, le samedi soir. Le retable, lui, n'a pas bougé de la chapelle. Sa niche non plus.

Anecdotes

Les têtes de la Mise au tombeau ont été bûchées en 1793, et refaites en plâtre

Sous la sacristie, dans une fausse crypte où l'on descend par un escalier de la chapelle Saint-Christophe, un groupe sculpté grandeur nature de 1555 met le Christ au tombeau : 295 cm de large, huit personnages, deux soldats couchés devant la pierre. En 1793, toutes les têtes ont été bûchées. Un don a permis de les refaire lors d'une restauration en 1883 ; les raccords ont été faits au plâtre. Le groupe a retrouvé ses visages, mais plus tout à fait sa valeur de témoignage. — Wikipédia FR (d'après base Palissy PM60000005 et René Parmentier)

Le 12 mars 1876, un ouragan emporte les toitures qu'on venait de refaire

Les toitures de la nef avaient été refaites en 1860, le choeur consolidé la même année. Le 12 mars 1876, un violent ouragan anéantit une partie de ces travaux et détruit les couvertures de la nef et des bas-côtés. C'est peut-être à cette occasion que disparaît le porche en bois qui masquait le portail occidental, encore visible sur les relevés de l'architecte Bellanger. — Wikipédia FR

Infos pratiques

  • CommuneAgnetz, département de l'Oise (60)
  • Protectionclassé MH
  • Localisation📍 Position confirmée

Sources & pour aller plus loin

eglisesdeloise.com · passionné

Le site détaille les campagnes de construction du 13e siècle et signale une abside pentagonale refaite vers 1530 avec voûte à liernes et tiercerons, ainsi qu'une Mise au Tombeau réaliste conservée dans la sacristie du 16e siècle. Il note aussi que l'environnement pittoresque de l'église est menacé par le mitage pavillonnaire alentour.

Persée (Bulletin monumental, 1910) · autre

Cet article savant de René Parmentier (1910) révèle qu'Agnetz comptait autrefois 800 à 900 communiants et que la paroisse dépendait de l'abbaye de Saint-Germer pour la présentation des curés, l'abbaye de Lannoy percevant le reste des revenus dîmiers. Les comptes de fabrique de la paroisse sont conservés depuis 1552, une source documentaire rare pour une église rurale de l'Oise.

Sources & attribution

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